Communiqué de presse de l’Ambassade Bitcoin (organisation qui vise à promouvoir et faciliter l’adoption de Bitcoin et qui représente la Bitcoin Foundation au Canada) :

Montréal (Québec), le 5 février 2014 – Le président de Vx5 Technologies, M. Fadi Azouz, a procédé aujourd’hui au lancement du tout premier guichet automatique permettant l’achat de bitcoins à Montréal. M. Azouz est l’unique propriétaire exploitant du guichet, qui sera hébergé à l’Ambassade Bitcoin. Ce type d’appareil connaît un engouement croissant dans plusieurs pays du monde et l’implantation de l’un d’eux à Montréal consolide la place enviable que la métropole se taille actuellement dans l’économie Bitcoin.

Lancé il y a cinq ans, Bitcoin est une monnaie électronique qui suscite un intérêt grandissant. Créée et mise en circulation à l’aide de logiciels dotés de puissantes fonctions de cryptographie, cette cryptodevise a vu sa valeur exploser depuis un an. Bitcoin est un réseau de pair à pair qui gère instantanément les transactions virtuelles, sans l’apport d’une tierce partie.

Ce nouveau guichet automatique offre à ses utilisateurs la possibilité d’obtenir immédiatement des bitcoins en échange du montant correspondant en argent comptant. Ce processus est beaucoup plus simple que les transactions en ligne actuelles, qui peuvent prendre plusieurs semaines à compléter.

« Vx5 Technologies prévoit implanter des guichets automatiques dans une dizaine de grandes villes du monde en 2014, dans des pays comme le Liban, les Philippines, la Hongrie et le Venezuela », a déclaré Fadi Azouz, qui mise sur une toute nouvelle technologie canadienne, le guichet BTM, pour conquérir ces marchés.

L’Ambassade Bitcoin, un établissement unique en son genre, accueillera le guichet montréalais. L’organisme, qui occupe une propriété de 14 000 pieds carrés, agit, entre autres, comme un incubateur d’entreprises dans ce domaine. Il cherche, à travers des partenariats comme celui-ci, à positionner Montréal comme métropole mondiale de l’économie Bitcoin.

« Nous sommes heureux d’accueillir le premier guichet Bitcoin à Montréal, a déclaré Guillaume Babin-Tremblay, directeur général de l’Ambassade Bitcoin. La mise en place d’un service qui facilite l’achat de bitcoins représente une évolution naturelle dans le développement de notre organisme. Montréal devient rapidement une plaque tournante pour Bitcoin, et les Montréalais démontrent énormément d’intérêt pour nos services de formation et de développement d’entreprises. »

Ce guichet automatique est le quatrième de son genre au monde et le premier au Québec. Le premier guichet, installé à Vancouver en octobre dernier, a enregistré des transactions d’une valeur supérieure à un million de dollars dans les 30 jours qui ont suivi sa mise en service.



Mise en garde de l'Autorité des marchés financiers du Québec (organisme de réglementation et d'encadrement du secteur financier du Québec) :

Le mercredi 05 février 2014

Montréal – L'Autorité des marchés financiers invite les Québécois à la prudence suivant l'ouverture d'un premier guichet et l'introduction de monnaies virtuelles, incluant Bitcoin dans certains commerces au Québec.

L'Autorité souhaite aviser les Québécois que les transactions impliquant la monnaie virtuelle, aussi appelée cryptomonnaie, ne sont pas couvertes par le Fonds d'indemnisation des services financiers ni par le Fonds d'assurance-dépôts. Les Québécois devraient donc faire preuve de prudence puisqu'ils peuvent s'exposer à des pertes potentielles non couvertes par les régimes d'indemnisation et d'assurance-dépôts actuellement en vigueur lorsqu'ils transigent avec de la monnaie virtuelle.

L'Autorité suit de près l'introduction de la monnaie virtuelle au Québec, tant du point de vue de la Loi sur les valeurs mobilières, de la Loi sur les instruments dérivés que de la Loi sur les entreprises de services monétaires. Si des manquements à l'une de ces lois sont constatés, l'Autorité interviendra.

La monnaie virtuelle et les risques de fraude

Divers régulateurs et banques centrales ont récemment mis en garde les consommateurs sur les risques de fraude associés à la monnaie virtuelle, notamment la Securities and Exchange Commission des États-Unis et la Banque de France.

L'anonymat des transactions en monnaie virtuelle et leur relatif faible coût pourraient entraîner des fraudeurs à mettre en œuvre des stratagèmes, notamment des combines à la Ponzi, pour attirer les investisseurs. La monnaie virtuelle étant alors employée pour faciliter la fraude ou simplement fabriquer de faux investissements. Ce type de fraude implique généralement des placements et des plateformes d'investissement en ligne non autorisés par les autorités.

Source : lautorite.qc.ca